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Questions fréquentes
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Il est reconnu qu’une famille qui cultive une terre agricole en tirera une production largement supérieure à un agriculteur professionnel (cf . Fukuoka). La raison tient notamment à des questions d’organisation du travail : en agriculture vivrière, il est possible d’associer sur une même parcelle par exemple maïs, haricots et courges. Cette association est très productive au mètre carré, mais totalement impossible à mécaniser. L’agriculture professionnelle (même écologique, paysanne ou biodynamique) est toujours plus extensive que l’agriculture vivrière (source : Claude Bourguignon, Rencontres Ecologie au Quotidien, Die, 30/01/2010). Les terres agricoles utilisées ne sont donc pas « perdues », mais au contraire utilisées de manière plus efficaces. De plus, il existe de nombreuses terres laissées en friche car difficilement exploitables par un agriculteur professionnel (par exemple les zones entre les champs labourables et les forêts) : ce sont ces zones qui sont le plus souvent intéressantes pour les zones éco-constructibles.
Nous pensons que séparer l’homme de la nature n’est pas la solution aux problèmes écologiques mais bien le problème lui-même. Plutôt que de vouloir séparer l’homme moderne de la nature, nous préférons trouver les moyens de vivre à nouveau en harmonie avec elle. Habiter dans la nature, s’intégrer dans celle-ci de manière harmonieuse et douce fait partie de cette démarche De plus, un terrain habité et cultivé, en maintenant le milieu ouvert et en créant des espaces variés (potager, verger, prairie, bois...) permet une biodiversité largement plus importante qu’un terrain en friche qui se "ferme" petit à petit.
Tout d’abord, ce terme de mitage est offensant : nous ne sommes pas des mites ! Pour un dialogue constructif l’abandon de ce terme est préférable. Ensuite, nous ne « consommons » pas la terre, nous souhaitons pouvoir l’habiter « de manière légère ». La construction d’un lotissement, fut-il « écologique », détruit toute la nature et la transforme en « environnement » (artificialisation des sols, arbres alignés, espaces verts clôturés...). A l’inverse, nous souhaitons nous intégrer à un espace naturel de manière douce et en harmonie avec les autres espèces végétales et animales du lieu. L’homme à sa place dans la nature s’il arrête de se croire « au dessus » d’elle.
Cela tombe très bien, car tout le monde ne veut pas vivre ainsi, loin s’en faut ! Il n’est pas question d’obliger tout le monde à vivre de cette manière mais de permettre à ceux qui le souhaitent de le faire. Nous sommes une minorité mais cela ne justifie pas que l’on nous interdise de choisir notre mode de vie et il y a largement de la place pour que nous qui avons fait ce choix puissions vivre comme nous le souhaitons, même dans un pays comme la France.
Les taudis indignes et insalubres existent déjà ! Quand l’homme est poussé par le dénuement le plus total à vivre dans un taudis, que la loi l’y autorise ou pas n’y change rien. Par contre, lorsqu’il s’agit d’un « choix de vie », être « hors la loi » empêche de le réaliser. Défricher, créer un potager, construire une phytoépuration sont quelques exemples de travaux qui ne peuvent s’envisager que dans la durée.
D’une part, si la proximité spatiale créée le lien social, les lotissements de maisons "traditionnelles" (!) alignées qui poussent partout seraient d’extraordinaires creusets de relations sociales. Cela ne semble pas être le cas...
D’autre part, nous constatons que les personnes disposant d’une terre ont la plupart du temps des relations multiples et variées avec leurs "voisins" même lointains (entraide, échanges de matières, de production, d’informations...) et que toutes ces relations ne sont pas possibles en habitant "hors-sol" (c’est à dire dans des habitats sans terre ou presque).
Autrement dit il semblerait que l’habitat hors-sol, en empêchant le développement d’une économie locale et non monétaire, empêche en même temps le développement des relations sociales qui sont alors remplacées par des relations économiques (le travail salarié, la carte bleue...). A l’inverse, disposer d’une terre permet au contraire de rentrer dans un réseau d’échange avec le voisinage et donc la création de multiples relations sociales. Une étude comparative serait très intéressante (appel à étudiant !)
Toute notre société de ce début de 21ème siècle est basée sur la précarité : précarité du travail, précarité sociale, précarité des relations, précarité du logement..., l’être humain « flexible » est le rêve de ce système. Nous pensons et constatons que le choix d’habitats nomades (yourtes, tipis, roulottes) est très souvent (pas toujours bien sûr !) motivé par la précarité de la situation par rapport au foncier et à la loi et non par un véritable choix de vie. En conséquence, nous souhaitons un changement législatif concernant l’utilisation du sol quelle que soit la forme de l’abri utilisé (yourte, tipi, zome, dome, cabane, écoquille, maison en paille...), les critères distinctifs avec les zones constructibles étant d’ordre écologiques.